Voilà quelques années que pédologues et agronomes s’étonnent devant la découverte en Amazonie de sols très particuliers, caractérisés par leur couleur noire en profondeur (qui leur a valu le nom de « Terra Preta », Terre Noire en portugais), et surtout par leur capacité à conserver un haut niveau de fertilité plusieurs années après leur mise en culture.
C’est d’autant plus étonnant que généralement les sols ordinaires de ces régions ne peuvent maintenir que très peu de temps leur potentiel de fertilité une fois la forêt coupée, effet dû à au lessivage pluvial intense qu’ils subissent en permanence.
A l’analyse, ces sols ont révélé la présence de charbon de bois et de déchets organiques typiques de l’habitat humain (excréments et restes de cuisine), transformés et liés d’une manière qui semblait jusqu’ici assez mystérieuse.
L’article, de Ralph Otterpohl, éclaire cette question d’une lumière nouvelle. Il est paru en décembre 2009 sur le « Bulletin d’informations trimestriel sur l’assainissement écologique et durable » de la GTZ (agence allemande de coopération).
La version originale de cet article, en anglais, se trouve ici. On trouve également un diaporama de présentation de Ralph Otterpohl sur ce sujet (et bien d’autres informations) à cette adresse.
